Bio

Je suis né dans une petite ville de Bourgogne au siècle dernier.

Enfant, je me suis passionné pour pas mal de choses, surtout l’aviation, puis la photographie. Mais au lycée, c’est le cinéma qui est apparu comme la grande affaire de ma vie. Je veux ici remercier Monsieur Geoffroy, mon professeur de Français de classe de première. Il eut un jour l’idée de nous demander d’écrire une critique de film et ce fut le début d’une belle habitude, celle des mercredi passés au cinéma avec les copains, puis seul, lorsque mes goûts devinrent moins consensuels. Puis ce furent les films d’art et essai, en projection unique le mardi soir. Wenders, Tarkowski. Et l’abonnement aux Cahiers, qui parlaient de films qui ne viendraient jamais jusque dans notre petite province.

Un peu plus tard, je travaillais chez un photographe de quartier quand un camarade m’a fait rentrer dans une chaine de télévision. Mais j’ai quitté bien vite la coûteuse vie parisienne pour aller étudier la scénarisation au Québec. Et pendant quelques années encore je n’ai pas trop su par où m’attaquer à la montagne cinéma. Je bricolais en vidéo, en photo et en études de philo.

Et puis il y a eu Lussas. Par hasard, j’ai appris l’existence des résidences d’écriture documentaire, j’y fus admis et de là naquit mon premier film.

Et puis il y a eu Katia. Pas tout à fait par hasard, je l’ai suivi en Martinique, j’y fus papa deux fois et j’y fis quatre films. Je m’en échappai le temps d’un autre documentaire, sur l’aviation celui-là. En Martinique aussi, je me suis remis à la photographie, toujours dans la veine documentaire.

Et puis il y a eu le retour en l’hexagone au bout de douze années de quasi-paradis. Atterrissage difficile, retour à l’anonymat. Alors je passe des heures sur mon vélo à suer mon imagination. Et il en sort un film encore, sur le vélo évidemment.

Pour la suite, on verra…